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Notice biographique de Kafû Nagaï

(ébauche)
par Yûichi HIRANAKA


Kafû Nagaï est né à Tokyo en 1879 dans une famille fortrunée (Son grand-père maternel était le gouverneur de Miyagi, son père était un haut fonctionnaire). Dans sa jeunesse, il était plutôt un étudiant paresseux, mais énergiquement, il est devenu l’élève d’un comédien traditionnel japonais et a fait son stage au théâtre de Kabuki. Donc son père lui a interdit de sortir. À cette époque-là, il a rencontré la littérature française et il a été influencé par Émile Zola. En 1901, à l’âge de 22 ans, il a commencé à apprendre la langue française. Son père s’est encore opposé à lui, l’a envoyé aux États-unis et a donné un poste dans une banque japonaise à New York. Malgré la volonté de son père, il fréquentait l’Opéra Métropolitain, habitait dans une chambre d’une famille française et se familiarisait avec Maupassant.
En 1907, il a profité d’une occasion de changement de poste, il est venu à Lyon. Un an après, il a démissionné de la banque et s’est rendu à Paris. Il a assisté à des scènes de Sarah Bernhardt de ses dernières années et a rapporté l’importance de la musique de Debussy. Ainsi a été achevé son amour pour la France, il a décidé à rentrer chez lui.

Ce qui l’attendait c’était que son pay natal avait complètement changé. L’industrialisation et l’occidentalisation avaient détruit l’aspect de 19 siècle qu’il avait tellement aimé. Il a commencé à écrire des critiques sociales, parallèlment à des romans. En 1909, «Histoire de France» a été édité et a été censuré. «Le Plaisir» a été aussi censuré. Mais l’un des deux plus grands écrivains de la littérature japonaise moderne, Sôséki Natsumé, lui a offert l’occsion d’écrire un roman-feuilleton dans le journal renommé au Japon:Asahi, et il a écrit «Le Ricanement». L’anée suivante, l’autre plus grand écrivain, Ôgaï Mori, lui a offert le poste de professeur de l’université Keïô. Il restait à ce poste pendant 6 ans et il a publié la revue littéraire historique:Mita Bungaku.

En même temps, c’était la première époque du fascisme. Il a subi un choc de haute trahison:l’affaire Taïgyaku en même année, 1910, et il s’est défini comme le successeur d’auteurs de contes burlesques japonais du 19 siècle.
Il frequantait des théâtres, chez les geïsha et des maisons de prostitution.
En 1914, il s’est remarié avec une geïsha et sa famille a rompu les relations avec lui. (l’année précédente, il avait divorcé sa première épouse à qui son père l’avait fiancé, à la suite du décès de son père.)

En 1939, la 2eme guerre mondiale a éclaté.
En 1945, Tokyo a été réduit en cendres par la grande attaque aérienne des États-unis. Sa maison a été aussi détruite par la fournaise. Le Japon a capitulé sans condition.

En 1952, il a été décoré du mérite culturel.
Il avait du génie de gagner de l’argent, il n’a jamais eu de problème d’économie. Cela lui a permis d’être le seul écrivain célèbre au Japon, qui n’a jamais écrit un mot pour appuyer le gouvernement fasciste pendant la guerre.
En 1959, on l’a trouvé mort tout seul dans sa maison avec une fortune énorme sur son compte. On dit que son dernier écrit a été un reçu de royalities pour une maison d’édition.
13 novembre 2006 © yuichi hiranaka
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